Alors, après cette matinée électrisante, nous avons décidé d’aller magasiner au centre-ville. Non pas pour des vêtements ou de la nourriture, mais pour des téléphones cellulaires.
Je sais que les téléphones cellulaires sont des instruments très pratiques, mais je les déteste. Je n’ai jamais eu de téléphone cellulaire de ma vie (sauf en Australie, mais c’était un ami qui me l’avait prêté le temps de mon échange là-bas). Je suis maintenant propriétaire d’un Motorola C118, c’est-à-dire le modèle plus bon marché existant en Chine. Il est peu esthétique, compliqué à utiliser, la qualité du son est mauvaise lors d’un appel, MAIS, il fonctionne, « sort of »!
Si je déteste les téléphones cellulaires, pourquoi m’en procurer un? Et bien…
Quelques jours après notre arrivée à Nanyang, Henning et moi avons découvert à quel point il était compliqué de vouloir faire des appels à partir du téléphone fixe dans notre appartement. Il faut d’abord acheter une carte d’appel spéciale simplement pour utiliser le téléphone, puis il faut une deuxième carte pour faire un appel interurbain. Le problème, c’est que personne, pas même le responsable de notre édifice (Adam) ne sait où l’on peut se procurer la première carte!
Pourtant, on peut recevoir des appels sur le téléphone fixe et ça ne coûte rien. (Cependant, deux mois après notre arrivée, la ligne sera coupée par la compagnie de télécommunication car elle se rendra compte que nous ne lui rapporterons aucun profit! Sans aucun avertissement, elle coupera notre ligne le jour de la fête de Henning, ce qui fait que ses parents ne pourront le rejoindre pour lui souhaiter leurs vœux d’anniversaire…).
En face du campus, ainsi qu’à certains endroits au centre-ville, il existe des minuscules magasins à aire ouverte où l’on retrouve une douzaine de téléphones fixes (dont l’un de ces téléphones est généralement réservé pour faire des appels internationaux). Ces téléphones sont installés dans des cubicules individuels, eux-mêmes séparés par des murets d’environ un pied de haut. Ces murets sont quelques peu ridicules étant donné que les magasins donnent sur la rue, et lorsqu’on fait un appel, on a l’impression d’être assis dans la rue tellement c’est bruyant. Les petits murets ne protège pas du bruit fait par le voisin de tabouret qui parle fort, les bruits de klaxons, de freins de vélos qui crissent et vrillent les oreilles, les bruits de gens qui parlent ou qui hurlent sur le trottoir, les bruits de gens qui crachent, reniflent, éternuent, se raclent la gorge, etc. Bref, c’est très incommodant de tenter d’avoir une conversation téléphonique. Je le sais car j’ai dû me rendre dans un de ces endroits pour téléphoner à Air Canada à Beijing pour faire changer la date de mon billet de retour. Je me souviens trop bien, il pleuvait fort et la rue était balayée par un vent à écorner les bœufs, et il pleuvait un peu dans le magasin aussi. J’avais les doigts gelés (il faisait environ -2°C et l’humidité glaciale parvenait à transpercer les épaisseurs de mon manteau d’hiver, me gelant jusqu’aux os).
Ainsi, ces magasins pour faire des appels ne sont pas vraiment une option intéressante. En passant, pour ceux qui ne le savent pas, pour parler à l’international, Henning et moi utilisons le logiciel Skype. C’est vraiment génial et c’est gratuit. On peut même se servir d’une caméra web pour voir son interlocuteur!
Pour ce qui est de communiquer avec les gens d’ici, la meilleure chose à faire était de se procurer un téléphone cellulaire. Ici, je n’ai JAMAIS vu personne sans son cellulaire. Tout le monde, TOUT LE MONDE, a un cellulaire. La plupart des gens, surtout les étudiants, s’envoient des messages textes (sms - short message service) car ils ne coûtent qu’un mao (毛) par message, c’est-à-dire environ 0,014 sous en dollars canadiens. De plus, que l’on soit dans une même ville ou dans une province différente, les sms ne coûtent toujours qu’un mao.
Donc l’achat du téléphone en tant que tel n’a pas été long. Une chance, nous avions notre ami chinois Clark Kent pour nous aider à faire notre achat. Nous avons demandé à la représentante de China Mobile de nous montrer le téléphone le moins cher, puis sans trop se poser de questions, on l’a acheté. Pour la carte SIM (Subscriber Identity Module), il a fallu se rendre à un autre magasin, où ils nous ont forcés à choisir un numéro de téléphone parmi une liste. Nous leur avons expliqué que le numéro ne nous importait pas, mais ils ont insisté pour qu'on choisisse attentivement les chiffres de la carte SIM.
Si je déteste les téléphones cellulaires, pourquoi m’en procurer un? Et bien…
Quelques jours après notre arrivée à Nanyang, Henning et moi avons découvert à quel point il était compliqué de vouloir faire des appels à partir du téléphone fixe dans notre appartement. Il faut d’abord acheter une carte d’appel spéciale simplement pour utiliser le téléphone, puis il faut une deuxième carte pour faire un appel interurbain. Le problème, c’est que personne, pas même le responsable de notre édifice (Adam) ne sait où l’on peut se procurer la première carte!
Pourtant, on peut recevoir des appels sur le téléphone fixe et ça ne coûte rien. (Cependant, deux mois après notre arrivée, la ligne sera coupée par la compagnie de télécommunication car elle se rendra compte que nous ne lui rapporterons aucun profit! Sans aucun avertissement, elle coupera notre ligne le jour de la fête de Henning, ce qui fait que ses parents ne pourront le rejoindre pour lui souhaiter leurs vœux d’anniversaire…).
En face du campus, ainsi qu’à certains endroits au centre-ville, il existe des minuscules magasins à aire ouverte où l’on retrouve une douzaine de téléphones fixes (dont l’un de ces téléphones est généralement réservé pour faire des appels internationaux). Ces téléphones sont installés dans des cubicules individuels, eux-mêmes séparés par des murets d’environ un pied de haut. Ces murets sont quelques peu ridicules étant donné que les magasins donnent sur la rue, et lorsqu’on fait un appel, on a l’impression d’être assis dans la rue tellement c’est bruyant. Les petits murets ne protège pas du bruit fait par le voisin de tabouret qui parle fort, les bruits de klaxons, de freins de vélos qui crissent et vrillent les oreilles, les bruits de gens qui parlent ou qui hurlent sur le trottoir, les bruits de gens qui crachent, reniflent, éternuent, se raclent la gorge, etc. Bref, c’est très incommodant de tenter d’avoir une conversation téléphonique. Je le sais car j’ai dû me rendre dans un de ces endroits pour téléphoner à Air Canada à Beijing pour faire changer la date de mon billet de retour. Je me souviens trop bien, il pleuvait fort et la rue était balayée par un vent à écorner les bœufs, et il pleuvait un peu dans le magasin aussi. J’avais les doigts gelés (il faisait environ -2°C et l’humidité glaciale parvenait à transpercer les épaisseurs de mon manteau d’hiver, me gelant jusqu’aux os).
Ainsi, ces magasins pour faire des appels ne sont pas vraiment une option intéressante. En passant, pour ceux qui ne le savent pas, pour parler à l’international, Henning et moi utilisons le logiciel Skype. C’est vraiment génial et c’est gratuit. On peut même se servir d’une caméra web pour voir son interlocuteur!
Pour ce qui est de communiquer avec les gens d’ici, la meilleure chose à faire était de se procurer un téléphone cellulaire. Ici, je n’ai JAMAIS vu personne sans son cellulaire. Tout le monde, TOUT LE MONDE, a un cellulaire. La plupart des gens, surtout les étudiants, s’envoient des messages textes (sms - short message service) car ils ne coûtent qu’un mao (毛) par message, c’est-à-dire environ 0,014 sous en dollars canadiens. De plus, que l’on soit dans une même ville ou dans une province différente, les sms ne coûtent toujours qu’un mao.
Donc l’achat du téléphone en tant que tel n’a pas été long. Une chance, nous avions notre ami chinois Clark Kent pour nous aider à faire notre achat. Nous avons demandé à la représentante de China Mobile de nous montrer le téléphone le moins cher, puis sans trop se poser de questions, on l’a acheté. Pour la carte SIM (Subscriber Identity Module), il a fallu se rendre à un autre magasin, où ils nous ont forcés à choisir un numéro de téléphone parmi une liste. Nous leur avons expliqué que le numéro ne nous importait pas, mais ils ont insisté pour qu'on choisisse attentivement les chiffres de la carte SIM.
Je réalise qu’ici en Chine, les chiffres sont d’une importance capitale, surtout lorsqu’on choisi un numéro de carte SIM. Il y a certains chiffres qui sont considérés comme étant chanceux, qui sont porte-bonheur, alors que d’autres chiffres sont signes de malheur. Les chinois sont très superstitieux. Chez nous, le chiffre 13 peut parfois être considéré comme étant malchanceux. En Chine, ils ont repris cette coutume occidentale, mais de prime abord, c’est le chiffre 4 qui est à bannir, que ce soit 4, 14 ou 24, etc.
Ainsi, dans les hôtels, il n’y a pas de 4e, de 13e et de 14e ou de 24e étages (et ainsi de suite). Dans l’ascenseur, ces étages sont « inexistants ». Il n’y a donc pas de numéros de chambres comprenant le chiffre 4. Nous l’avons constaté à l’hôtel où nous restions à Zhengzhou lorsque nous sommes allés passer nos examens médicaux. Il n’y avait en effet pas de 4e, de 13e et de 14e étages…
D’autre part, les chiffres 6, 8 et 9 sont les chiffres convoités, surtout le numéro 8. Pour illustrer l’importance des chiffres chanceux en Chine, je tiens à faire une petite parenthèse en rapportant un fait divers que je trouve un peu cocasse.
En août 2003, une compagnie aérienne chinoise (Sichuan Airlines) a acheté un numéro de téléphone bien spécial lors d’une vente aux enchères tenue dans la capitale de la province du Sichuan. Cette compagnie a payé l’équivalent de 375,000 dollars canadiens pour le numéro de téléphone 8888-8888. Huit fois le chiffre huit. Ce numéro donne maintenant un accès 24h au service à la clientèle de la compagnie. Le porte parole de la compagnie avait dit que le prix payé en valait vraiment la peine, et que l’achat avait non pas été motivé par de la superstition mais bien parce que le numéro de téléphone était facile à retenir, et que surtout, les clients seraient contents d’appeler Sichuan Airlines.
L’importance des chiffres chanceux influence également parfois l’architecture : à Hong Kong, le plus haut-gratte-ciel (dont la construction fut terminée en 2003) possède 88 étages. Il sera apparemment bientôt dépassé par l’Union Square Phase VII, gratte-ciel qui s’élèvera à 118 étages!
Ainsi, quand viens le temps de choisir un numéro de téléphone, le choix est très important et doit être fait minutieusement. Me voilà donc à l’intérieur du magasin de « China Mobile », à balayer des yeux les nombreux numéros inscrits sur la feuille tendue par la préposée. Mais je ne suis pas à la recherche de 6, de 8 ou de 9. Étant donné qu’un numéro de cellulaire en Chine est formé de 11 chiffres au total, pour me guider dans mon choix, je me contente de choisir le numéro qui me semble le plus facile à retenir. Alors que je pointe mon choix du doigt à la préposée à peine quelques secondes après avoir reçu la feuille, son regard perplexe (teinté de reproche?) me donne l’impression d’avoir commis un sacrilège en ne portant aucune attention aux chiffres du numéro de téléphone. Pourtant, lorsqu’elle me remet ma carte SIM et qu’elle programme mon téléphone pour moi, je constate que j’ai deux 9 dans mon numéro. C’est quand même pas mal, non?
J’ai testé l’appareil en soirée. Il fonctionne, mais… envoyer un message texte n’a jamais été aussi compliqué! J’ai déjà mentionné que rien n’est simple en Chine, ou presque, et bien ça s’applique aussi à la logique d’envoi de message textes! Voici les étapes à suivre et les options à sélectionner pour envoyer un sms:
1) Create a message, appuyer sur « select »
2) To : appuyer sur « change »
3) Appuyer sur « browse »
4) Phonebook, appuyer sur « select »
5) Henning (par exemple), appuyer sur « add »
6) Appuyer sur « done »
7) Le numéro de téléphone apparaît sur l’écran, appuyer sur « ok »
8) Msg : appuyer sur « change »
9) Il faut écrire le message puis une fois terminé, appuyer sur « ok »
10) Appuyer sur « done »
11) Send Message Now? appuyer sur « yes »
L’importance des chiffres chanceux influence également parfois l’architecture : à Hong Kong, le plus haut-gratte-ciel (dont la construction fut terminée en 2003) possède 88 étages. Il sera apparemment bientôt dépassé par l’Union Square Phase VII, gratte-ciel qui s’élèvera à 118 étages!
Ainsi, quand viens le temps de choisir un numéro de téléphone, le choix est très important et doit être fait minutieusement. Me voilà donc à l’intérieur du magasin de « China Mobile », à balayer des yeux les nombreux numéros inscrits sur la feuille tendue par la préposée. Mais je ne suis pas à la recherche de 6, de 8 ou de 9. Étant donné qu’un numéro de cellulaire en Chine est formé de 11 chiffres au total, pour me guider dans mon choix, je me contente de choisir le numéro qui me semble le plus facile à retenir. Alors que je pointe mon choix du doigt à la préposée à peine quelques secondes après avoir reçu la feuille, son regard perplexe (teinté de reproche?) me donne l’impression d’avoir commis un sacrilège en ne portant aucune attention aux chiffres du numéro de téléphone. Pourtant, lorsqu’elle me remet ma carte SIM et qu’elle programme mon téléphone pour moi, je constate que j’ai deux 9 dans mon numéro. C’est quand même pas mal, non?
J’ai testé l’appareil en soirée. Il fonctionne, mais… envoyer un message texte n’a jamais été aussi compliqué! J’ai déjà mentionné que rien n’est simple en Chine, ou presque, et bien ça s’applique aussi à la logique d’envoi de message textes! Voici les étapes à suivre et les options à sélectionner pour envoyer un sms:
1) Create a message, appuyer sur « select »
2) To : appuyer sur « change »
3) Appuyer sur « browse »
4) Phonebook, appuyer sur « select »
5) Henning (par exemple), appuyer sur « add »
6) Appuyer sur « done »
7) Le numéro de téléphone apparaît sur l’écran, appuyer sur « ok »
8) Msg : appuyer sur « change »
9) Il faut écrire le message puis une fois terminé, appuyer sur « ok »
10) Appuyer sur « done »
11) Send Message Now? appuyer sur « yes »

Peu importe. Au moins, maintenant j’ai un téléphone!
D'ailleurs, une fois les cours commencés, après avoir distribué un plan de cours à tous mes étudiants (où sont entre autres inscrits mon nom et numéro de cellulaire), je recevrai quelques sms de certains étudiants contents d'avoir un nouveau professeur étranger. En voici un échantillon (incluant les fautes d'orthographe et de grammaire!):
1) Dear teacher, so glad to see you in hue Oral English class. I like your teachings methods very much and you also very friendly to everyone in my class. I hope we can be forever friends, ok? Please accept all my thanks.
2) Hello I am Angela. Thanks for your class. We all love your way of teaching smell. I believe we can study very happily together.
1) Dear teacher, so glad to see you in hue Oral English class. I like your teachings methods very much and you also very friendly to everyone in my class. I hope we can be forever friends, ok? Please accept all my thanks.
2) Hello I am Angela. Thanks for your class. We all love your way of teaching smell. I believe we can study very happily together.
Thank you.
3) I want to told you a little funny story. One day, an ant married with a elephant, but unfortunately, the elephant died after they have married for a short time. Then the ant felt very painful, and said: why did you die earlier than me. Next I will do nothing with the rest of my life, just bury you. You know the elephant’s body was too large to bury in a short time. Do you think this is very funny?
4) Open my wallet, finding no money. Open my pocket, finding no coin. Open my life, finding you. Then I find how rich I am, my dear friend! Good morning my dear teacher! Today is a rainy day, very horrible.
4) Open my wallet, finding no money. Open my pocket, finding no coin. Open my life, finding you. Then I find how rich I am, my dear friend! Good morning my dear teacher! Today is a rainy day, very horrible.
5) If A is 1, B is 2, C is 3… Z is 26, then L+O+V+E = 54, and F+R+I+E+N+D+S+H+I+P = 108. Friendship is twice stronger than love.
© Madeleine Beaudet, 2007. Tous droits réservés.
5 commentaires:
J'adore le chapitre 14. Encore! Encore!
José
Salut ma belle cousine adorée! Un petit mot pour te dire que je suis toujours une fan inconditionnelle de tes péripéties! En te lisant, on a l'impression d'y être. J'avoue que j'ai pris du retard mais j'imprime tout ça et lirai ça au lit, ce soir, quel bonheur! Lâchez pas les amoureux, on est avec vous! Vous avez vraiment l'air tannant et complice sur vos photos! Je vous embrasse bien fort tout les deux! jue XXX
P.s.: le pyj que tu as offert à Frédouille lui fait maintenant parfaitement! Tu devrais la voir comme elle est belle dans le rose, les cheveux coiffés juste en sortant du bain, à croquer!
Salut Madeleine!
Quel plaisir, je ne m'en lasserai jamais..
j'ai surtout apprécié la partie sur l'originalité et la créativité dont il faut faire preuve dans des pays comme la chine.
Merci pour tout ce que tu partages avec nous..
je voyage littéralement avec toi..
salue Henning et a très très bientôt..
salut vous deux,
enfin... après 14 chapitres, les premiers cours!
j'ai adoré le chapitre sur la visite de ton bureau et le souper, tous les codes sociaux...
une vraie étude sociologique,
I want more,
t'es une vraie raconteuse
passe le bonjour à Henning,
julia
salut,
j'ai écrit un commentaire mais ça pas l'air d'avoir marché,
j'ai adoré le chapitre sur le souper et la visite de bureau, quels drôles de comportements sociaux!
continue, i want more, t'es une vraie raconteuse!
passe le bonjour à Henning
julia
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